Paris, 1991, Synd. des copropriétaires de la résidence de la Défense★
Indemnisation refusée en cas d’exposition volontaire aux nuisances (risque accepté)
La cour précise que les victimes qui se sont exposées en connaissance de cause à des nuisances sonores prévisibles ne sauraient prétendre à une indemnité de la puissance publique. Elle subordonne également l’indemnisation d’une aggravation postérieure à la preuve, par les requérants, de cette aggravation et de son incidence.
« Considérant que […] les promoteurs de l’opération ont entendu la mener à bien malgré les nuisances sonores prévisibles qui résulteraient, pour les habitants de la résidence, de la mise en service ultérieure des voies précitées ; que les personnes qui ont acquis les logements et constitué avec les précédents les SYNDICATS DE COPROPRIETAIRES « EXPRODEF 1 » puis « EXPRODEF 2 » ne pouvaient pas plus les ignorer ; qu’ils ne sauraient dès lors prétendre au versement par la puissance publique d’une indemnité en réparation d’un préjudice qu’ils se sont exposés à subir en connaissance de cause »